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Newsletter Novembre 2009
Parole à : Michel ROBERT, Directeur du LIRMM | Parole à : Michel ROBERT, Directeur du LIRMM |
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Michel Robert, Directeur du d'Informatique, de Robotique et de Microélectronique de Montpellier (LIRMM), spécialisé dans la sciences et technologies de l’information et la communication et des systèmes ...
Monsieur Robert, pouvez-vous nous présenter le LIRMM ? Le Laboratoire d’Informatique, de Robotique et de Microélectronique de Montpellier, LIRMM, est une unité mixte de recherche, dépendant conjointement du CNRS et de l’université de Montpellier 2. Il est au cœur des STIC (sciences et technologies de l’information et la communication) et des systèmes. Il est composé de trois départements : informatique, robotique, microélectronique, organisés en « équipes-projet ». Le LIRMM c’est 360 personnes dont 150 doctorants et 140 chercheurs ou enseignants-chercheurs. Mais c’est aussi du personnel d’accompagnement qui a un rôle très important dans la bonne marche et le développement du laboratoire : accompagnement technique et administratif, ingénieurs qui construisent et développent des plateformes technologiques, des maquettes logicielles, des robots, notamment dans le domaine médical, ou travaillent sur l’industrialisation des puces ou systèmes électroniques. Ces prototypes sont d’ailleurs souvent au point de départ des projets d’incubation. Parlez-nous de votre domaine de recherche ? Le fil conducteur du LIRMM c’est la pluridisciplinarité et la convergence des systèmes matériels et logiciels. Le spectre des compétences du LIRMM est très large puisqu’il va des mathématiques et de l’informatique jusqu’à la robotique et les SOC (systèmes intégrés microélectroniques sur puce). Et d’ailleurs bien au-delà, vers les sciences du vivant et de la santé. Quelle place a la valorisation dans votre laboratoire ? La valorisation fait partie intégrante de nos missions qui se déclinent sur 3 axes : l’élaboration de connaissances, la transmission de ces connaissances aux doctorants du laboratoire (150) ainsi qu’aux étudiants de l’université, le transfert et la valorisation. Au LIRMM tous les chercheurs sont sensibilisés à l’incubation et à la création d’entreprises. Le lien avec les incubateurs en PACA est très important mais atypique ; après tout, il y a un incubateur en Languedoc Roussillon ! Le LIRMM est associé au pôle de compétitivité SCS, ainsi nous travaillons dans les deux Régions. Ce lien avec les incubateurs et la création d’entreprises est si fondamental qu’il y a même un service dédié à cette action au sein du laboratoire. Dans les prochains jours nous allons avoir notre évaluation quadriennale. Le bilan sur 4 ans est très positif et reflète bien cette prépondérance donnée à la valorisation et la création d’entreprises : 30 projets d’incubation d’entreprises et plus de 200 emplois créés sur cette période font du LIRMM un acteur majeur dans les STIC, et le placent dans le peloton de tête au niveau national. Parallèlement, au delà de la création d’entreprises, le LIRMM travaille en étroite collaboration avec de grands groupes industriels de la région PACA. Comment considérez-vous la valorisation de la recherche dans ce domaine ? Les STIC sont le domaine du perpétuel mouvement. Le LIRMM est engagé dans des interactions multiples et dans un cadre de recherches collaboratives avec des partenaires académiques et industriels. Les projets émanent soit d’initiatives directes entre partenaires soit des réseaux : ANR (Agence Nationale de la Recherche, une trentaine de projets) ou projets européens (une douzaine). La veille technologique et scientifique est le quotidien des chercheurs, d’autant plus que nous évoluons dans un contexte mondial. Les chercheurs du LIRMM participent à de très nombreuses conférences, congrès scientifiques… la veille est au cœur de leurs pratiques. Vous avez travaillé en collaboration avec plusieurs projets de l’Incubateur belle de Mai, est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots ? Normind nous l’avons suivi depuis sa création par des anciens du LIRMM ! ils créent des outils décisionnels très performants, ils ont d’ailleurs été cités dans la revue l’Usine Nouvelle et ils ont été lauréats d’OSEO dans la catégorie « création » en 2005. L’enrichissement de l’offre de cette entreprise passe par des liens très étroits avec les chercheurs du LIRMM, et en retour, leur travail enrichit la réflexion des chercheurs. Vous savez, il faut répéter que l’informatique est d’abord une science, au sens plein du terme, et même la science de ce siècle dans la construction de la société numérique. Ces sociétés innovantes font des outils mais elles contribuent aussi à faire évoluer les usages. Klakos, c’est plutôt l’ingénierie des jeux vidéos. Eux aussi ont été primés cette année par OSEO en catégorie « émergence ». On constate actuellement un grand engouement autour de l’industrie du jeu vidéo (serious games y compris). C’est un secteur qui se développe sur Montpellier avec l’installation de nombreuses sociétés, comme UBISOFT par exemple. Depuis 2005 le LIRMM a eu 7 projets primés par OSEO. Normind ou Klakos sont des exemples très pertinents de la collaboration chercheurs-entreprises. Un sujet ou projet qui vous tient à cœur ? Je dirai plutôt des orientations. Nous travaillons sur plusieurs projets, en partie confidentiels pour le moment. Je peux dire que les orientations par rapport à la Région PACA sont très importantes. Nous travaillons dans deux directions :
Il s’agit ni plus ni moins de construire l’interdisciplinarité de la prochaine décennie. Plus d’infos sur le LIRMM : http://www.lirmm.fr |
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